Sport ultra violent pour les non-initiés, recherche de la vérité pour les combattants, le K-1 ne laisse personne indifférent. Malgré les apparences, ce tournoi qui regroupe de multiples disciplines de combat est un subtil mélange de techniques, de stratégie et de respect.
Le K-1, qui apparaît souvent comme un sport violent pour brutes en mal de combat, ne parvient pas à se débarrasser de cette réputation qui lui colle à la peau. Peu de personnes connaissent réellement cette discipline régie par l’esprit martial et le respect, deux notions qui règnent sur le ring. « Le K-1 est un sport brutal mais pas un sport de brutes même si certains aiment entretenir une image de bad boy, souligne Géraud Genty, qui connaît bien le sujet puisqu’il le pratique. L’éthique est très importante. Les combattants recherchent avant tout l’authenticité et la vérité. »
Le K-1 Grand Prix n’est pas un sport à part entière mais une succession de tournois qualificatifs qui permettent d’accéder à la grande finale. Créé en 1992 par le Japonais Kazuyoshi Ishii, maître en karaté Seido Kaikan, le K-1 est un tournoi qui rassemble des sports de combat et des arts martiaux. Les points communs ? L’utilisation des pieds et des poings et la lettre K qui inaugure le nom de la majorité des disciplines : karaté, kick boxing, kung-fu, kenpokan, kakutogi, kyo ku shin kai (ou Voie de la vérité ultime)…
« Certaines disciplines, comme le kick boxing et le kyo ku shin kai, se sont révélées particulièrement efficaces en K-1, poursuit Géraud Genty. L’objectif du match est le K.-O. Le K-1 est un peu la F1 des sports de combat. » Force et rapidité sont décuplées. Les matchs sont spectaculaires. Chaque année, la grande finale se déroule à Tokyo, le 1er dimanche de décembre, et rassemble une foule impressionnante : jusqu’à 120 000 paires d’yeux rivés sur le ring et autant de voix prêtes à soutenir les combattants de K-1, véritables stars au Japon.
Ce sont les Néerlandais qui dominent : onze finales remportées sur quatorze. « Mieux vaut être grand, explique Géraud Genty. La taille minimum est généralement d’1 m 90, certains mesurent jusqu’à 2 m 20 pour 200 kg. » De quoi donner à réfléchir avant de s’engager dans cette discipline plutôt destinée aux poids lourds et à la gent masculine. Le mariage de la force et de l’esprit est indispensable pour à la fois maîtriser la technique tout en élaborant une tactique qui déstabilisera un adversaire de taille…
Claire Ditte